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Enquête SUMER, les premiers résultats

 

La 5ème édition de SUMER livre ses premières conclusions.

 

Le dispositif SUMER repose sur l’expertise de médecins du travail volontaires. Ceux-ci remplissent, avec le salarié, pendant l’examen médical, un questionnaire sur les expositions professionnelles.

Depuis 2003, cette enquête s’est aussi enrichie d’un auto-questionnaire concernant le vécu de sa situation de travail par le salarié. Cet auto-questionnaire permet de :

  • repérer les salariés qui considèrent être l’objet d’au moins un comportement hostile en milieu professionnel
  • appréhender la tension au travail qui est prédictive de dépression, de troubles cardiovasculaires ou de troubles musculo-squelettiques.
  • ajouter une partie « récompenses » du modèle efforts/récompenses

Entre 2016 et 2017, 33 600 enquêtes ont été réalisées au niveau national. Elles servent à orienter les politiques travail et santé-travail.

 

Les premiers constats dans le secteur privé

 

  • La plupart des expositions des salariés aux contraintes physiques ont baissé entre 1994 et 2017, à l’exception du bruit.
  • L’exposition à au moins un produit chimique concerne un tiers des salariés et l’exposition à au moins un produit cancérogène concerne encore 10 % des salariés (1,8 million de personnes).
  • Le signalement des expositions à des agents biologiques a augmenté.
  • L’intensité du travail a augmenté depuis 20 ans, même si elle s’est stabilisée entre 2010 et 2017. Les salariés se plaignent moins souvent en 2017 qu’en 2003 de manquer de moyens pour faire correctement leur travail.

Afin de lutter contre l’ensemble de ces expositions, près d’un salarié sur deux est couvert par des pratiques formalisées de prévention des risques professionnels.

Pour en savoir plus, consultez le rapport de la DARES